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Meilleurs milieux de travail au Canada pour les employés atteints d'arthrite

Meilleurs milieux de travail au Canada pour les employés atteints d'arthrite

Le comité ACE est à la recherche des meilleurs milieux de travail au Canada pour les employés atteints d’arthrite.

" Meilleurs milieux de travail au Canada pour les employés atteints d'arthrite " Présentation de candidature

" Meilleurs milieux de travail au Canada pour les employés atteints d'arthrite " Description et conditions

Dans le cadre de son initiative pour augmenter la sensibilisation à l’arthrite, le comité ACE a mis sur pied son programme « Meilleur milieu de travail au Canada pour les employés atteints d’arthrite ». Pour démarrer le programme sur un bon pied, le comité ACE a lancé le prix « Meilleur milieu de travail au Canada pour les employés atteints d’arthrite ». Au terme d’un processus de sélection rigoureux s’appuyant sur un large éventail de critères, le comité ACE procédera à l’évaluation des stratégies et pratiques en milieu de travail en matière d’arthrite mises de l’avant par chaque entreprise canadienne soumettant un dossier de candidature. Le processus de candidature apportera un éclairage particulier qui permettra aux entreprises canadiennes de renforcer leur approche en vue de créer un environnement de travail plus productif et plus convivial pour les employés atteints d’arthrite. Et il s’agit là d’une occasion pour les employeurs et les employés d’évaluer le degré de sensibilisation de leur entreprise envers l’arthrite et l’efficacité des services de soutien pour les employés qui en sont atteints et d’obtenir la reconnaissance que ces employeurs méritent pour leurs efforts en ce sens.

Tout ce que vous devez savoir sur l'arthrite en milieu de travail

L’arthrite, la cause la plus fréquente d’incapacité au travail au Canada, se déclare généralement entre 35 et 50 ans, soit pendant les années de travail les plus productives. L’impact du coût de l’arthrite sur l’économie canadienne est de l’ordre de 6,4 milliards $, annuellement. Les journées de travail perdues pour cause d’incapacité de longue durée comptent pour environ les deux tiers de ce total.

Un Canadien sur six souffre d’arthrose et ce chiffre s’élèvera à un sur trois d’ici 2020. Environ un travailleur sur 136 est atteint de polyarthrite rhumatoïde, et les prévisions indiquent que cette statistique passera à un travailleur sur 68 d’ici 2020. Dans les dix ans suivant l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde, jusqu’à 50 pour cent des personnes atteintes deviennent incapables de travailler si la maladie n’est pas traitée ou est incorrectement traitée.

Dre Diane Lacaille, du centre Arthritre-recherche Canada, a réalisé des études pour déterminer quels facteurs en milieu de travail sont étroitement liés au risque d’incapacité de travail de six mois ou plus. Elle a constaté qu’un travail exigeant physiquement, peu d’autonomie (c’est-à-dire peu de contrôle sur le rythme de travail et la façon d’exécuter les tâches) et un faible soutien des collègues de travail entraînaient l’aggravation des symptômes de l’arthrite et comptaient pour beaucoup dans les périodes prolongées d’absentéisme.

S’adapter à l’arthrite : une bonne affaire

Un milieu de travail qui englobe les besoins des personnes atteintes d’arthrite et offre des régimes privés d’assurance-maladie comportant l’accès en temps opportun aux médicaments, c’est excellent pour les affaires. Et voici pourquoi :

Cela favorise la réduction de la prévalence de l’arthrite et les restrictions au travail et améliore la qualité de vie au travail pour les employés atteints d’arthrite ou à risque d’en souffrir un jour
  • L’arthrite, la cause la plus fréquente d’incapacité au travail au Canada, se déclare généralement entre 35 et 50 ans, soit pendant les années de travail les plus productives.

Cela réduit les pertes économiques de l’économie canadienne
  • L’impact du coût de l’arthrite sur l’économie canadienne est de l’ordre de 6,4 milliards $, annuellement. Les journées de travail perdues pour cause d’incapacité de longue durée comptent pour environ les deux tiers de ce total.

Cela augmente la taille du bassin de candidatures
  • Lorsqu’un employeur collabore avec un assureur privé pour englober la protection de la santé des employés atteints d’une forme d’arthrite inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite, arthrite psoriasique et goutte), il augmente de 2 à 3 pour cent (soit le pourcentage de personnes atteintes d’arthrite inflammatoire au Canada) la taille du bassin de candidatures pour son entreprise.

Cela maintient en poste les employés qualifiés et expérimentés atteints d’arthrite, évitant les coûts que nécessitent l’embauche et la formation de nouveaux employés.
  • Dans les dix ans suivant l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde (PR), jusqu’à 50 pour cent des personnes atteintes deviennent incapables de travailler si la maladie n’est pas traitée ou est incorrectement traitée.

Cela joue un rôle essentiel dans le renforcement de la main-d’œuvre et de l’économie canadienne
  • Une personne sur 100, soit environ 300 000 Canadiennes et Canadiens, souffre de PR. Environ un travailleur sur 136 est atteint de PR, et les prévisions indiquent que cette statistique passera à un travailleur sur 68. De même, un Canadien sur six souffre d’arthrose et ce chiffre évoluera à un sur trois d’ici 2020. En tenant compte des besoins de ces travailleurs, la main-d’œuvre demeurera plus stable, régulière et locale.

Comprendre les obstacles que pose l’arthrite au travail

Vous souffrez d’arthrite et c’est difficile pour vous au travail. La fatigue, la douleur, le stress, la dépression, tous ces obstacles vous paraissent insurmontables et semblent se liguer pour freiner votre productivité et limiter votre capacité à respecter les échéances. Cette situation vous est-elle familière ? À ces obstacles s’en ajoutent d’autres qui souvent forcent les employés atteints d’arthrite à quitter le marché du travail plus tôt que prévu pour un congé d’invalidité de longue durée ou une incapacité de travail définitive. En dépit de l’importance de parler des défis particuliers liés à l’arthrite au travail, des études récentes indiquent que les employés atteints d’arthrite n’en parlent pas à leur employeur, de peur que cette révélation n’entraîne la discrimination ou la perte de leur emploi.

Obstacles physiques
  • Type de travail : un travail exigeant physiquement qui demande de soulever de lourdes charges et de rester longtemps debout entraîne de la tension musculaire.
  • Nature de l’arthrite : des poussées imprévisibles de la maladie rendent la planification difficile.

Obstacles psychologiques
  • Des poussées soudaines de la maladie entraînent des changements métaboliques et d’autres modifications dans l’organisme qui peuvent augmenter les niveaux d’inflammation et mener à la dépression.
  • Comment la personne fait face à l’arthrite dont elle souffre – se déteste, faible estime de soi, hausse de la dépendance vis-à-vis les collègues de travail, ressent le besoin de surcompenser.

Arthrite et assurance privée : pour que ça fonctionne, au travail

Les personnes atteintes d’arthrite s’intéressent de plus en plus au fonctionnement de l’assurance privée, surtout depuis qu’une réforme est en cours dans ce secteur particulier. Ce n’est une surprise pour personne étant donné que 23 millions de Canadiennes et Canadiens dépendent de régimes privés d’assurance-maladie pour le remboursement de leurs médicaments essentiels, ce qui implique que 65 pour cent de Canadiens obtiennent de l’assurance-médicaments auprès d’un assureur privé et 35 pour cent auprès du régime public d’assurance-médicaments.

Le comité ACE travaille à sensibiliser les assureurs privés, conseillers, promoteurs de régimes (employeurs) et membres de régimes privés (employés) qui sont ouverts à en apprendre plus sur l’arthrite et son impact sur les lieux de travail.

Des études réalisées par le centre ARC ont indiqué que le traitement précoce avec des médicaments appropriés peut réduire les coûts associés à l’arthrite à court et à long terme, la cause de la majeure partie des réclamations pour incapacité au travail. Bien souvent, le traitement ou le médicament appropriés contre l’arthrite peuvent faire la différence entre l’incapacité définitive ou le retour à une vie presque normale.

Selon Dre Diane Lacaille, dépenser 25 000 $ par année pour un médicament biologique qui gérera la PR peut sembler prohibitif, mais seulement si l’employeur ne tient pas compte du coût de la maladie elle-même, soit la baisse de productivité, le paiement de prestations d’invalidité et la perte d’un employé compétent ou précieux pour l’entreprise et qui devra être remplacé et recyclé dans un autre emploi. Tout bien considéré, le coût du médicament peut sembler alors un bon investissement.

Grâce à des programmes d’éducation, le comité ACE souhaite dialoguer avec les assureurs privés, leurs conseillers et les promoteurs de régimes afin d’élaborer des politiques en matière de régimes d’assurance-maladie offrant à un employé (ou à un membre de sa famille) atteint d’arthrite le remboursement de médicaments jugés indispensables par son médecin pour le maintenir au travail et lui éviter des séjours à l’hôpital ou une incapacité de courte ou de longue durée. Idéalement, tout comme leurs collègues de travail, les personnes atteintes d’arthrite peuvent mener des vies productives et subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Que peuvent faire les employeurs ?

Les employeurs bien au fait des symptômes de l’arthrite (surtout les formes d’arthrite inflammatoire) et de leur gravité sont plus susceptibles de modifier l’environnement de travail en conséquence. Exemples d’assistance à valeur ajoutée que peut offrir un employeur :

  1. Configuration d’un poste de travail ergonomique
    • Offrir un poste de travail adapté : l’employé atteint de PR sera ainsi deux fois et demi moins susceptible de souffrir d’incapacité de travail.
  2. Horaire flexible
    • Permettre à l’employé de travailler à la maison pendant une poussée d’arthrite;
    • Laisser de la latitude pour les rendez-vous chez le médecin;
    • Permettre le partage d’emploi;
    • Permettre les horaires variables, comme le travail le soir ou la fin de semaine.
  3. Sensibiliser les employés et employeurs à l’arthrite
    • Pour que tous sachent quels sont les systèmes de soutien disponibles, y compris le régime collectif de l’employé.
  4. Remboursement amélioré des médicaments prescrits figurant au régime d’assurance-maladie complémentaire
    • Les antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) et les médicaments biologiques contribuent à réduire l’inflammation, la douleur, le gonflement, la raideur musculaire et la fatigue et réduisent également de 32 à 12 la moyenne de jours de travail perdus;
    • Les médicaments biologiques contribuent à ralentir ou stopper la progression de l’arthrite inflammatoire et préviennent l’incapacité de longue durée. Les employés traités aux médicaments biologiques sont plus productifs et s’absentent moins souvent du travail;
    • Des services professionnels paramédicaux comme la physiothérapie et l’ergothérapie contribuent au maintien de la santé physique et mentale de l’employé, lui permettant de maintenir sa productivité et d’inscrire cette façon de faire dans la « culture de l’entreprise ».
  5. Encourager et maintenir la communication dans les deux sens avec les employés atteints d’arthrite.
Il existe une myriade d’approches sur la façon d’améliorer l’environnement de travail pour les employés atteints d’arthrite et de réduire l’incidence de l’incapacité au travail. Pour en savoir plus, lisez l’article « Travailler avec vous pour améliorer JointHealth™ » dans le numéro d’avril 2013 du Mensuel JointHealth™. Consultez également le site du Conseil canadien pour la santé et la vie active au travail en cliquant ici.